Le Krach Boursier de 1929 : résumé, explications et conséquences
Le krach boursier de 1929 correspond à l’effondrement de la Bourse de New York entre le jeudi 24 et le mardi 29 octobre 1929. Le Dow Jones perd alors près de 13 % le lundi 28, puis près de 12 % le mardi 29. En juillet 1932, il cote 41,22 points, 89 % sous son sommet de septembre 1929. Il ne retrouve son niveau d’avant crise qu’en novembre 1954.
Partie de l’éclatement d’une bulle spéculative à Wall Street le jeudi 24 octobre 1929, la crise de 1929 se propage dans le monde entier avec des conséquences financières, économiques, sociales et politiques désastreuses au cours des années 1930, jusqu’au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.
Les statistiques du trading font état de 97% de traders perdants. Le trading exige de comprendre des produits financiers complexes et de supporter des risques élevés, dont des pertes rapides supérieures aux dépôts.
Le krach boursier de 1929 : résumé
Qu’est-ce que le krach de 1929 ?
Le krach boursier de 1929 est la plus importante crise financière de l’histoire du XXe siècle. Il frappe de plein fouet le New York Stock Exchange, la Bourse de New York.
Ces dates sont d’ailleurs restées célèbres dans l’histoire de la bourse mondiale, au point qu’elles sont surnommées « jeudi noir » pour le 24 octobre, « lundi noir » pour le 28 octobre et « mardi noir » pour le 29 octobre.
En l’espace de quelques jours, le cours des actions s’écroule à Wall Street, ruinant des milliers et des milliers d’investisseurs et de traders. Par la suite, des paniques bancaires frappent le pays en 1930 et 1931.
Elle s’inscrit au début de la Grande Dépression, la récession la plus longue et la plus profonde de l’histoire des États-Unis : commencée en août 1929, elle s’étend au monde entier et ne s’achève qu’en 1941, pendant la Seconde Guerre mondiale. [1]
Ainsi, le krach boursier de 1929 est certes une crise financière, mais ses conséquences désastreuses s’étendent plus largement aux secteurs économique, social (le chômage et la pauvreté explosent, notamment aux États-Unis) et politique – la Grande Dépression aboutit à l’arrivée au pouvoir de différents gouvernements autoritaires, dont le NSDAP d’Adolf Hitler en Allemagne. [2]
Les causes du krach de 1929
Depuis la fin de la Première Guerre mondiale, les États-Unis et l’Europe connaissent une période de forte croissance économique.
Ainsi, durant toute la période de reconstruction des années 1920, tous les indicateurs sont au vert pour les principales puissances industrielles mondiales : aux États-Unis, la production industrielle augmente de 47 % entre 1920 et 1929.
C’est dans ce contexte qu’une bulle spéculative d’une ampleur historique se forme. En effet, les cours de la bourse s’emballent encore plus rapidement que l’économie réelle et le Dow Jones est multiplié par six entre août 1921 et septembre 1929.
Et pour cause : l’économie au beau fixe déchaîne l’enthousiasme et les comportements spéculatifs des investisseurs. Ces derniers n’achètent plus d’actions dans le but de percevoir des dividendes, mais dans celui de les revendre encore plus haut le plus rapidement possible, en maximisant leurs plus-values.

Ce phénomène est largement amplifié par l’achat à crédit : l’acheteur n’apporte qu’une partie du prix et emprunte le reste. Cet apport varie selon les courtiers : typiquement 10 % selon la Réserve fédérale, 50 % en moyenne avant octobre 1929 selon l’historien Harold Bierman.
À la fin des années 1920, la déconnexion est de plus en plus insoutenable entre :
- l’économie réelle entre en récession dès août 1929 ;
- les cours des titres financiers augmentent toujours à grande vitesse.
Dès 1928, Charles Merrill, cofondateur de Merrill Lynch, avertit ses associés et ses clients que le marché est surévalué et prône une stratégie plus prudente.
Les évènements du krach de 1929
Après le record du Dow Jones à 381 points le 3 septembre 1929, les cours deviennent instables, puis chutent les 3, 4 et 16 octobre.
Le 23 octobre, la cote perd 4,6 % de sa valeur. La panique saisit les traders le 24 octobre, le « jeudi noir » : plus aucun investisseur ne cherche à acheter des titres largement surcotés et les ventes explosent littéralement. 12,9 millions de titres changent de main, environ trois fois le volume quotidien moyen des neuf premiers mois de l’année.
Sauvée tant bien que mal par les banques le 24 octobre, la bourse rechute de nouveau quelques jours plus tard dans un vent de panique le « mardi noir » du 29 octobre, date à laquelle près de 16,4 millions de titres sont vendus.
Les principaux impacts boursiers du krach de 1929
Les chiffres de la crise
Les impacts colossaux du krach de 1929 se mesurent tout d’abord par la chute de l’indice Dow Jones. Le jeudi 24 octobre, il tombe en séance de 305,87 à 272,32 points, avant que l’intervention des banques, qui achètent massivement des actions, ne le ramène à 299,47 points à la clôture. [3]
Le lundi 28, le Dow Jones perd près de 13 % de sa valeur. Le lendemain, c’est près de 12 % de la valeur de l’indice qui partent en fumée. À la mi-novembre, l’indice phare de la bourse américaine a perdu près de la moitié de sa valeur : 381 points le 3 septembre, 199 le 13 novembre.

Sur le seul mois d’octobre 1929, les actions perdent près de 16 milliards de dollars, soit 18 % de leur valeur, environ cinq fois les dépenses fédérales américaines de l’année.
En juillet 1932, l’indice américain tombe à 41,22 points, son plus bas niveau du XXe siècle, soit 89 % sous son sommet. Il ne retrouve son record de 1929 que le 23 novembre 1954. [4]
Autre conséquence directe du krach de 1929 : l’augmentation folle du nombre de titres financiers vendus. Environ 13, puis 9 et enfin 16 millions de titres changent de main au cours des jeudi, lundi et mardi noirs, contre un précédent record de 8,2 millions de titres le 26 mars 1929.
Dans le même temps, les principales cotations américaines s’effondrent : le lundi 28 octobre, General Electric perd 48 points, Westinghouse 34 et AT&T 34.
Plus globalement, la production industrielle américaine recule de 46 % entre 1929 et 1932 en moyenne annuelle, tandis que les cours de nombreuses matières premières s’effondrent également : le prix de gros du blé à Chicago baisse de plus de moitié sur la même période. [5]
L’impact sur les institutions
À la suite du krach de 1929, la période de 1930 à 1932 marque un effondrement massif de la bourse américaine et de ses principaux acteurs.
Ainsi, l’action de la Goldman Sachs Trading Corporation, un fonds d’investissement à fort effet de levier, passe de 104 dollars à moins de 3 dollars en 1933. De même, entre le 3 septembre 1929 et le 8 juillet 1932, l’action General Motors passe de 73 à 8 dollars et celle d’U.S. Steel de 262 à 22 dollars. [6]
Le paroxysme de la crise est atteint en mars 1933 : le 6 mars, le président Roosevelt ordonne la suspension de toutes les opérations bancaires du pays. Les banques rouvrent à partir du 13 mars. [7]
Quelles leçons les traders débutants peuvent-ils tirer des crises ?
Qui sont les gagnants et les perdants des crises ?
Bien que les conséquences de la crise financière de 1929 aient été désastreuses pour la majorité des investisseurs – professionnels ou particuliers -, elles ne l’ont pas été pour tout le monde. En effet, chaque krach, aussi dévastateur soit-il, enrichit une fraction des acteurs financiers.
Qu’il s’agisse des crises financières de 1929, de 1987 ou de 2008, ces gagnants s’enrichissent tous en pariant contre le marché, par l’intermédiaire de la Vente à découvert (VAD).
Bien entendu, pour parier sur la baisse des cours alors que tous les investisseurs sont en pleine euphorie et que tous les indicateurs sont au vert, ces traders doivent faire preuve d’une capacité d’anticipation et d’analyse des marchés redoutable. Il leur faut parfois aussi un soupçon de chance.
Ce fut notamment le cas de Jesse Livermore, l’un des plus célèbres shorters de l’Histoire, qui amassa une véritable fortune en anticipant le krach boursier de 1929 (plus de 100 millions de dollars !).
Mais ces investisseurs géniaux ne sont pas les seuls gagnants lors des crises financières majeures. En effet, certains acteurs économiques qui ne dépendent ni des banques, ni des marchés financiers peuvent également tirer profit des effondrements.
Une partie des géants industriels disposant de réserves de liquidité suffisamment importantes pour s’autofinancer ne craignent pas l’effondrement des marchés et des banques. En cas de faillite généralisée, ils sont même en mesure de racheter nombre de leurs concurrents.
À l’inverse, les grands perdants des crises financières sont toujours les investisseurs particuliers surendettés, aveuglés par l’euphorie générale et les perspectives de profits illusoires.
Quelles leçons tirer des crises ?
Les traders débutants peuvent tirer de riches enseignements de ces crises historiques.
Pour investir avec sérieux et se prémunir contre ce genre de catastrophe, il convient notamment :
- de vous former au mieux afin de comprendre les mécanismes derrière vos investissements ;
- de ne jamais investir un capital que vous ne pouvez vous permettre de perdre entièrement ;
- d’adopter une stratégie de gestion des risques et de diversifier vos investissements.
Ces comportements salvateurs vous permettront de sécuriser au maximum vos investissements et d’éviter les désastres en cas de krachs boursiers, qui font malheureusement partie des cycles suivis par les marchés.
Pour acquérir ces connaissances de base, vous pouvez découvrir notre Formation NewTrading destinée aux débutants souhaitant découvrir le trading sérieusement.
Le krach boursier de 1929 a été la crise financière et bancaire la plus dévastatrice du XXe siècle. Conséquence directe de l’éclatement d’une bulle spéculative formée par une décennie de croissance économique forte et d’investissements à crédit tous azimuts, elle est l’exemple type de certaines dérives des marchés financiers. La crise du « lundi noir » d’octobre 1987, celle de la bulle Internet de mars 2000, ou encore la crise des subprimes de 2007-2008, ont d’ailleurs suivi un schéma similaire.
Sources de l’article
Fondateur et rédacteur en chef de NewTrading.fr, Maxime vous partage son expérience pour découvrir le trading sans vous faire plumer. Diplômé du Master Grande École de SKEMA Business School et d’un Master en Analyse financière internationale de la Faculté de finance, banque et comptabilité de Lille, Maxime pratique le trading depuis 2009.
