Dérapage contrôlé

Écrit par Maxime Parra
Othmane Bennis
Édité parOthmane Bennis
Publié le 20 avril 2026

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Risk on ! Les balles sifflent toujours dans le détroit d’Ormuz, qu’importe, les indices accélèrent pied au plancher et les premiers de la classe poussent même le vice jusqu’à s’offrir de nouveaux records.

Faut-il en conclure que les investisseurs sont devenus de vraies têtes brûlées ? Pas forcément.

Même si la paix n’est pas encore officiellement signée, la semaine écoulée est venue confirmer les espoirs géopolitiques du weekend dernier : le conflit militaire ne dérape pas, mieux encore, l’affrontement armé se mue doucement mais sûrement en bras de fer économique.

Bien sûr, Washington n’est pas encore totalement sortie de l’ornière et Téhéran compte bien négocier pied à pied chacune des clauses du futur accord de paix, mais les investisseurs ont tout de même une bonne raison de se réjouir : la troisième guerre mondiale attendra…

Et l’inflation dans tout ça ? Ici aussi, le dérapage est contrôlé.

L’inflation accélère sous l’effet du choc énergétique, mais elle ne part pas en vrille.

D’ailleurs, à force de crier au loup, les investisseurs s’interrogent : si le Covid, les droits de douane et le choc énergétique n’ont pas réveillé le monstre inflationniste, existe-t-il seulement ?

Ajoutez à cela une Fed qui semble bien s’accommoder d’une inflation supérieure à l’objectif officiel des 2%,et contrairement aux apparences, la donne n’est pas si mauvaise pour les indices boursiers.

Le cocktail d’une inflation élevée doublée d’un statu quo sur les taux a en effet de quoi favoriser les grandes entreprises américaines capables de répercuter les hausses de prix auprès de leurs clients tout en profitant d’un contexte obligataire favorable pour refinancer leur dette Covid.

Seule ombre au tableau (et pas des moindres), la démonstration de force de l’Iran dans le détroit d’Ormuz est venue révéler le talon d’Achille de l’économie mondialisée.

Que l’Iran envisage de renoncer à son arsenal nucléaire est d’ailleurs assez révélateur. Après tout, pourquoi maintenir un programme de recherche aussi coûteux et vulnérable quand une flottille de drones low cost et de vedettes suffit à prendre en otage l’économie mondiale ?

Plus que le conflit militaire et ses conséquences inflationnistes, le marché a désormais la lourde tâche de pricer l’émergence de cette nouvelle capacité de nuisance asymétrique…

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    Jusqu’à preuve du contraire, les acheteurs sont en contrôle de la situation.

    Néanmoins, tant que de nouveaux vendeurs à découvert n’ont pas été piégés par un faux-départ baissier, rejoindre le plus haut historique des 50 900 points en ligne droite me semble compliqué.

    Dans ce contexte, je privilégierai donc de nouveau les trades haussiers avec pour objectif le seuil symbolique des 50 000 points (au contact duquel une correction pourrait se mettre en place).

    Bons trades !

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    Maxime Parra
    Rédacteur en chef

    Fondateur et rédacteur en chef de NewTrading.fr, Maxime vous partage son expérience pour découvrir le trading sans vous faire plumer. Diplômé du Master Grande École de SKEMA Business School et d’un Master en Analyse financière internationale de la Faculté de finance, banque et comptabilité de Lille, Maxime pratique le trading depuis 2009.