Le calumet de la paix

Les actes comptent plus que les mots. Washington et Téhéran ont beau s’invectiver à longueur de journée, Mister Market fait un pari : au-delà des menaces d’annihilation réciproques, les deux nations sont économiquement contraintes de se retrouver tôt ou tard sur le chemin de la paix.
Alors même si la hache de guerre semble encore à des années-lumière d’être enterrée, le marché anticipe et les indices boursiers remontent en flèche (tout juste retardés ce matin par l’échec des négociations de ce weekend).
Reste une question : la promesse de cette paix du Commerce à venir suffira-t-elle à effacer les conséquences du « choc énergétique » mentionné mercredi dans les Minutes de la Fed ?
Ici aussi, le marché voit le verre à moitié plein.
Même avec un baril de Brent de retour au-dessus des 100$ (suite à l’annonce du blocus maritime du détroit d’Ormuz de la part des États-Unis), les indices boursiers ne paniquent pas.
Et pour cause, sauf surprise majeure, la Fed ne relèvera pas brusquement ses taux en 2026.
D’une part parce que l’inflation américaine ne s’emballe pas outre mesure (l’indice CPI Core du mois de mars publié ce vendredi reste constant avec un rythme annuel de +2,6%), et d’autre part, parce que l’institution américaine s’accommode assez bien d’une inflation supérieure à son objectif officiel.
La Fed a beau être théâtralement indépendante politiquement, elle n’en demeure pas moins fondamentalement bienveillante économiquement…
Face aux quelque 10 000 milliards de dollars de dette arrivant à échéance au cours des 12 prochains mois, Jerome Powell et son successeur sont sans doute prêts à lâcher un peu de mou sur leur objectif officiel de 2% afin que l’inflation vienne éroder la dette à taux bas des années Covid.
Pour résumer, tant que la situation militaire ne dérape pas complètement entre les États-Unis et l’Iran, et tant que la fermeture du détroit d’Ormuz ne fait pas totalement dérailler l’inflation américaine hors alimentation et énergie, l’espoir est de mise !
Les statistiques du trading font état de 97% de traders perdants. Le trading exige de comprendre des produits financiers complexes et de supporter des risques élevés, dont des pertes rapides supérieures aux dépôts.
Mon plan de trading

Lors du dernier plan de trading, j’évoquais le caractère un peu trop « évident » du point haut formé au contact du point pivot mensuel. Je réitère cette semaine, mais avec cette fois-ci la résistance des 48556 points qui ne me semble pas avoir piégé suffisamment d’acheteurs.
D’un point de vue comportemental, le consensus semble relativement dubitatif face à la force du rebond et pessimiste quant à son avenir, ce qui m’invite à adopter le biais contraire. Dans ce contexte, je privilégierai donc les trades haussiers avec pour objectif les stop-loss des vendeurs à découvert situés au-dessus de la résistance des 48 556 points.
Bons trades !
NB : Le plan de trading sera désormais hebdomadaire afin que je puisse consacrer davantage de temps chaque jour au développement de la formation gratuite NewTrading.
Fondateur et rédacteur en chef de NewTrading.fr, Maxime vous partage son expérience pour découvrir le trading sans vous faire plumer. Diplômé du Master Grande École de SKEMA Business School et d’un Master en Analyse financière internationale de la Faculté de finance, banque et comptabilité de Lille, Maxime pratique le trading depuis 2009.
