Le dernier mot
Jerome Powell avait raison. À quelques semaines de la fin de son mandat, le président de la Fed voit son analyse corroborée par l’évolution de la situation économique.

Le taux d’intérêt est inchangé (entre 3,50% et 3,75%) et les projections pointent comme en décembre vers une unique baisse des taux pour 2026, mais ne vous fiez pas aux apparences : la réunion de politique monétaire d’hier était particulièrement croustillante !
Droits de douane, conflit iranien et intelligence artificielle… L’économie américaine est actuellement confrontée à un choc d’offre historique dont il reste difficile d’anticiper pleinement les conséquences, mais que Jerome Powell a tenté de résumer de la façon suivante.
L’effet des droits de douane commence à se faire sentir sur l’inflation avec un indice PCE core (hors alimentation et énergie) proche des 3%, et ce n’est peut-être que le début.
Les perturbations causées par le conflit iranien sur le marché de l’énergie sont probablement transitoires, mais la situation doit être prise très au sérieux (l’inflation étant déjà significativement au-dessus de l’objectif des 2% et la Fed s’étant déjà plantée dans son analyse lors du Covid).
L’effet déflationniste de l’intelligence artificielle reste à prouver. La baisse du coût des services est plausible, mais à court terme, la construction des centres de données peut aussi alimenter l’inflation.
Bref, la situation est complexe et d’autant plus périlleuse que la Fed est désormais prise entre deux feux : la hausse de l’inflation et la hausse du chômage (4,4% en février).
Ajoutez à cela un fond d’intrigue politique avec un passage de témoin tendu entre Powell et Warsh, et nous voilà avec tous les ingrédients d’une bonne série Netflix puisque Jerome et Kevin pourraient être amenés à cohabiter à partir du 15 mai (Jerome n’ayant pas l’intention de laisser sa place au Conseil des gouverneurs tant que l’enquête à son encontre ne sera pas « bel et bien terminée »).
Les statistiques du trading font état de 97% de traders perdants. Le trading exige de comprendre des produits financiers complexes et de supporter des risques élevés, dont des pertes rapides supérieures aux dépôts.
La rétrospective

Optimistes à l’ouverture, les acheteurs ont tenté sans succès d’accélérer en direction du point pivot hebdomadaire avant d’être contré [1]. La tentative de rebond en deuxième partie de séance en direction du support 1 journalier a elle aussi échoué [2]. L’offensive générale menée par les vendeurs à découvert au cours de la séance a quant à elle fait mouche avec l’atteinte du support 2 journalier [2], suivi d’une baisse hors séance jusqu’au support 3 mensuel.
Mon plan de trading

Ce contenu n’est pas un conseil en investissement. Ce plan de trading est uniquement partagé à titre éducatif pour te permettre d’entrevoir la préparation et le raisonnement d’un vétéran du trading parmi d’autres.

Toujours en contrôle de la situation, les vendeurs à découvert ont réussi à atteindre leur objectif principal du Support 3 mensuel des 46321 points. Reste désormais à savoir si le marché est prêt à enchaîner en direction de l’objectif suivant du Support 4 mensuel des 45083 points.
Malgré la force de la baisse, les vendeurs sont toujours relativement prudents et les acheteurs relativement optimistes, ce qui laisse à penser que le mouvement a du potentiel.
Néanmoins, la killzone des acheteurs ayant été atteinte hier, le risque d’un rebond de court terme est de nouveau sur la table tant que de nouveaux acheteurs ne se seront pas fait piéger.
Dans ce contexte, je continue donc à privilégier les trades vendeurs, mais avec des prises de bénéfices rapides sur les niveaux clés intraday pour éviter de me faire piéger par un rebond.
Bons trades !
Fondateur et rédacteur en chef de NewTrading.fr, Maxime vous partage son expérience pour découvrir le trading sans vous faire plumer. Diplômé du Master Grande École de SKEMA Business School et d’un Master en Analyse financière internationale de la Faculté de finance, banque et comptabilité de Lille, Maxime pratique le trading depuis 2009.
